Le Théâtre du Fort Antoine vous accueille pour une programmation pluridisciplinaire.
Spectacles, concerts, conférences, films sont autant d’entrées dans l’univers des artistes et intellectuels invités.


21h30 le mardi 29 juin

21h30 le mardi 29 juin

Nouveau Musée National de Monaco - Projection

Bande Animée

Un programme de courts-métrages, films et vidéos animés, du dessin à la bande dessinée

Depuis sa création le Nouveau Musée National de Monaco conserve une importante collection
de vues d’optiques, théâtres d’ombres et décors lumineux. Autant d’oeuvres et de techniques
qui renvoient aux origines du cinéma. Dans cette histoire, l’image animée et plus précisément
l’animation joue le rôle de l’éternel précurseur tant elle est restée l’oeuvre d’artistes qui
continuent d’expérimenter à la marge, loin des standards.

C’est par ce prisme que les auteurs de l’exposition Marginalia. Dans le secret des collections de bande dessinée présentée actuellement à la Villa Sauber ont souhaité aborder l’art de la bande dessinée, un art tenu à la marge, tout en s’en revendiquant.

Ce programme propose une sélection d’une dizaine de films et vidéos parmi lesquels Le Sacre
du Printemps du duo d’auteurs de BD Ruppert et Mulot, en passant par Les Petites Animations
de l’artiste Alain Séchas, les très primés Escargots de René Laloux et Roland Topor de 1965,
le conte philosophique Breathe In Breathe Out de Chrisitine Rebet ou encore deux films de
Georges Schwizgebel, l’un des maîtres de la peinture animée.

21h30 le mercredi 30 juin

21h30 le mercredi 30 juin

Les Rencontres Philosophiques de Monaco - Conférence

PARLER D'AMOUR – Avec Joseph Cohen et Raphael Zagury-Orly

Parler d’amour. Que dit la philosophie de l’amour ? Mieux encore, que peut-elle dire de l’amour ?
Des désirs, de ses expériences multiples, du sentiment d’éternité que l’amour fait vivre ou nous
donne à croire à chaque fois que nous le rencontrons. Comment la philosophie appréhende-t-
elle les crises, les ruptures et les souffrances inhérentes à l’amour ? Que dit-elle de la
fidélité et de l’infidélité ? Possède-t-elle les mots, les concepts pour dire l’amour ? Ou bien, la
philosophie se voit-elle toujours débordée et dépassée par la rencontre amoureuse ? Le logos
philosophique, par son désir de cohérence et de transparence, d’unité et de stabilité, n’est-il
pas toujours condamné à trahir ce qui arrive dans et par l’amour ? Rien de plus mouvant que
l’amour et donc, de plus embarrassant pour le discours philosophique. A en croire Aristote, la
philosophie commence par l’embarras : elle doit, par conséquent, se plier à l’exercice de penser
l’amour dans son instabilité infinie.

Joseph Cohen et Raphael Zagury-Orly dialogueront librement autour de l’amour, de ses risques
comme de ses chances.

Joseph Cohen

Membre fondateur philosophe.

Joseph COHEN est philosophe français, professeur au University College Dublin (Irlande) depuis 2007.

Il a été professeur invité de philosophie dans de nombreuses universités et centres de recherche européens : à la Staatliche Hochschule für Gestaltung – Karlsruhe (Allemagne) de 2005 à 2014, au Karl Jaspers Zentrum de l’Université de Heidelberg (Allemagne) de 2015-2016, à l’Université de Sassari (Italie) de 2008 à 2011, à l’Université de Paris IV – Sorbonne (France) de 2011 à 2014, à l’Université de Poitiers (France) en 2015-2016, à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et à l’Université de Rome Sapienza en 2019.

Il a publié deux ouvrages consacrés à Hegel, Le spectre juif de Hegel (Paris, Galilée, 2005) et Le sacrifice de Hegel (Paris, Galilée, 2007) et un ouvrage sur Emmanuel Levinas intitulé Alternances de la métaphysique. Essais sur E. Levinas (Paris, Galilée, 2009). Il a co-écrit, avec D. Moran, le Husserl Dictionary (London, Continuum, 2012) et co-dirigé plusieurs collectifs, en collaboration avec R. Zagury-Orly : Judéités. Questions pour Jacques Derrida (Galilée, 2003) ; Heidegger. Qu’appelle-t-on le lieu ? (Gallimard, 2010) ; Derrida. L’événement déconstruction (Gallimard, 2012) ainsi que Heidegger et « les Juifs » (Grasset, 2015). Et en collaboration avec G. Bensussan : Heidegger. Le danger et la promesse (Kimé, 2006).

En 2021, il publiera, en collaboration avec Raphael Zagury-Orly, aux Editions Galilée : L’adversaire privilégié.

Ses recherches philosophiques s’inscrivent dans le sillage de l’idéalisme allemand, de la phénoménologie contemporaine, de la déconstruction et de la théorie critique et sont concentrées principalement sur les thématiques du sacrifice, du pardon, du nihilisme et de la technique, de l’ontologie, de la métaphysique et de la théologie.

Raphael Zagury-Orly

Membre fondateur philosophe.

Raphael Zagury-Orly, philosophe, a enseigné dans de nombreuses universités et écoles d’art en Europe et en Israel.

Il est actuellement Professeur invité de philosophie à l’Institut Catholique de Paris. De 2003 à 2014, il a été professeur à l’Ecole des Beaux-Arts – Bezalel de Jérusalem, et de 2010 à 2014, y a dirigé le programme de Master of Fine Arts. Il a tenu divers postes d’enseignement universitaires : à l’Institut Cohn de l’Université de Tel-Aviv (Israel) de 2009 à 2013 ; à la Staatliche Hochschule für Gestaltung – Karlsruhe (Allemagne) en 2014-2015 ; à l’Université de Rome – Sapienza (Italie) en 2015-2016 ; à l’Ecole Doctorale de Sciences Po Paris (France) de 2017-2020 et a été chercheur en philosophie au Karl Jaspers Zentrum de l’Université de Heidelberg (Allemagne) en 2015-2016.

En 2019, il est nommé Directeur de Programme au Collège International de Philosophie (Paris) et Chercheur Associé au Centre de Recherche sur les Arts et le Langage (CRAL – CNRS/EHESS).

Il a publié, en 2011, aux Editions Galilée un ouvrage intitulé Questionner encore et a co-dirigé, en collaboration avec Joseph Cohen, de nombreux collectifs, dont Judéités. Questions pour Jacques Derrida. En 2015, suite à la coordination avec Joseph Cohen, du colloque international Heidegger et « les juifs » à la Bibliothèque Nationale de France, il co-dirige pour la revue La Règle du Jeu (Paris, Grasset), Heidegger et « les juifs ». De 2010 à 2015, il est membre du comité de lecture de la revue Les Temps Modernes aux Editions Gallimard pour laquelle il a dirigé, en collaboration avec Joseph Cohen, les numéros Heidegger. Qu’appelle-t-on le lieu ? et Derrida. L’événement déconstruction ainsi que le dossier spécial Emmanuel Levinas . En 2019, il co-dirige, en collaboration avec Orietta Ombrosi, Derrida-Levinas. An Alliance Awaiting the Political.

En 2021, il publiera, en collaboration avec Joseph Cohen, aux Editions Galilée : L’adversaire privilégié.

Il est nommé, en 2017, Chevalier à l’Ordre des Arts et des Lettres.

Il fonde en 2018 et en collaboration avec Joseph Cohen et Alain Fleischer, le Groupe de recherche « L’Humain qui vient » en association avec les institutions suivantes : Le Fresnoy Studio National (France), Penn State University (USA), University College Dublin (Irlande), Centre de Recherche sur les Arts et le Langage (CRAL – CNRS/EHESS).

Il travaille principalement sur l’idéalisme allemand, la phénoménologie, la philosophie française contemporaine dans la lignée de la déconstruction derridienne et l’éthique lévinassienne. Ses recherches sont aussi concentrées sur la théorie de l’art contemporain.

21h30 le vendredi 2 juillet

21h30 le vendredi 2 juillet

Institut audiovisuel de Monaco - Projection

Vingt et une nuits avec Pattie - Arnaud et Jean-Marie Larrieu (2015) - Label Toile, étoiles

Générique
France – 2015 – Couleur – 115 min.

Réalisation et scénario : Arnaud et Jean-Marie Larrieu. Image : Yannick Ressigeac. Son : Antoine-Basile Mercier. Décors : Stéphane Lévy. Costumes : Maïra Ramedhan-Levi. Musique originale : Nicolas Repac. Montage : Annette Dutertre. Production : Aréna Films, Pyramide Productions. Avec : Caroline (Isabelle Carré) Pattie (Karin Viard), Jean (André Dussollier), Manuel (Sergi Lopez), Pierre (Laurent Poitrenaux), André (Denis Lavant), Jean-Marc (Philippe Rebbot), Kamil (Jules Ritmanic), Isabelle (Mathilde Monnier)

Histoire
Au cœur de l’été, Caroline, parisienne et mère de famille d’une quarantaine d’années, débarque dans un petit village du sud de la France. Elle doit organiser dans l’urgence les funérailles de sa mère, avocate volage, qu’elle ne voyait plus guère. Elle est accueillie par Pattie qui aime raconter à qui veut bien l’écouter ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, le corps de la défunte disparaît mystérieusement.

Critique
« Après avoir montré une face plus sombre de leur anatomie cinématographique avec L’Amour est un crime parfait, les frères Larrieu reviennent à la veine plus comique et décalée qui faisait notamment le sel de Peindre ou faire l’amour. Faire l’amour il en est souvent question dans 21 nuits avec Pattie (…). Car s’il parle cru et cul, le film des frères Larrieu pose avec délicatesse et beaucoup d’humour des questions essentielles sur la représentation du désir et sur la force d’évocation du verbe. (…) Ces 21 nuits avec Pattie font de l’amour et des corps un terrain de jeu permanent sur lequel des comédiens merveilleux prennent et donnent du plaisir avec une ardeur communicative. »

David Nathanson, Les Fiches du Cinéma, 2019, p 669.

21h30 le mardi 6 juillet

21h30 le mardi 6 juillet

Théâtre Princesse Grace - Seul En Scène

LE SON D'ALEX de Alex Jaffray – Mise en scène David Salles

Le Son d’Alex, c’est un sampleur gavé de musiques et quelques vannes pour voyager de la préhistoire à Gilbert Montagné, des Daft Punk a  Booba en passant par Eagles, Ennio Morricone ou encore Maître Gims.
Vous allez enfin comprendre pourquoi le vrai patron de la musique, c’est Jean-Seb, Jean-Sébastien Bach ! Vous aurez enfin la preuve que la musique est un métier d’escroc car les DJs et les braqueurs de banques utilisent la même phrase : « Put your hands up in the air, Put your hands up in the air ! »

On ressort du Son d’Alex avec des anecdotes véridiques pour briller dans les dîners en ville et la recette pour écrire le tube de l’été prochain. En fait… non. S’il avait la recette, il ne vous quémanderait pas de l’argent pour venir le voir sur scène, il aurait écrit un tube et serait à Miami sur un yacht avec Lady Gaga en train de siroter des spritz.

Le Son d’Alex, c’est un voyage à travers la bande son de votre vie. Vous allez écouter la musique
comme jamais vous ne l’avez entendue !
Alex Jaffray nous fait partager avec humour sa passion pour la musique qui lui a permis, petit,
de parler avec des notes plutôt qu’avec des mots…

De et avec Alex Jaffray
Mise en scène : David Salles
Coproduction : Ki M’aime Me Suive et Start-Rec

21h30 le jeudi 8 juillet

21h30 le jeudi 8 juillet

PRINTEMPS DES ARTS DE MONTE-CARLO - Concert

Schubert – Beethoven par le Quatuor Diotima

Franz Schubert / Quatuor à cordes n°6 en ré majeur, D. 74
Ludwig van Beethoven / Quatuor à cordes n°13 en si bémol majeur, op. 130
Avec en finale La Grande Fugue en si bémol majeur, op. 133

Bien que disparus à 18 mois d’intervalle, Ludwig van Beethoven et Franz Schubert appartiennent à deux générations différentes. Le premier, né en 1770, musicien révolutionnaire par excellence, a littéralement redistribué les cartes de l’écriture musicale alors que le second, éternel adolescent né en 1797, semble aborder son art avec un naturel confondant et une simplicité qui feront écrire à Friedrich Nietzche qu’il était « un enfant jouant sans se soucier entre les jambes de géant de Beethoven ». Tout semble opposer la légèreté du Sixième quatuor que Schubert a écrit à l’âge de 16 ans et la démesure du Quatuor opus 130 de Beethoven (proposé ce soir avec la « Grande fugue » en guise de finale) composé au crépuscule de la vie du Maître de Bonn. Mais ces deux chefs d’oeuvre ont pour valeur commune leur sens de la surprise, de l’inattendu. Deux siècles après leur création, ils conservent une singulière capacité à nous étonner et donc à nous émouvoir. Beethoven et Schubert ont véritablement défini leur époque et incarnent, chacun à sa façon, la naissance d’un romantisme glorifiant les nouveaux édifices sonores et les formes les plus radicales.

Fondé en 1970 à l’instigation de la Princesse Grace de Monaco et présidé par S.A.R. la Princesse de Hanovre depuis 1984, le Printemps des Arts de Monte-Carlo est un festival de musique dont la direction artistique est assurée depuis mai 2021 par le compositeur et chef d’orchestre Bruno Mantovani. Ce dernier, dans la lignée de son prédécesseur le compositeur Marc Monnet, propose une programmation qui questionne l’Histoire en établissant un véritable dialogue entre les oeuvres présentées dans une même soirée.

QUATUOR DIOTIMA
Le Quatuor Diotima, aujourd’hui l’un des quatuors plus demandés à travers le monde, naît en 1996 sous l’impulsion de lauréats du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Son nom illustre une double identité musicale : Diotima est à la fois une allégorie du romantisme allemand – Friedrich Hölderlin nomme ainsi l’amour de sa vie dans son roman Hyperion – et un étendard de la musique de notre temps, brandi par Luigi Nono dans Fragmente-Stille, an Diotima.
Le Quatuor Diotima travaille en étroite collaboration avec quelques-uns des plus grands maîtres de la deuxième moitié du XXe siècle comme Pierre Boulez et Helmut Lachenmann. Il commande ou suscite les créations des plus brillants compositeurs de notre temps tels Toshio Hosokawa, Miroslav Srnka, Alberto Posadas, Mauro Lanza, Gérard Pesson, Rebecca Saunders, Misato Mochizuki ou encore Tristan Murail. En miroir de la musique d’aujourd’hui, le Quatuor Diotima projette une lumière nouvelle sur les grandes œuvres romantiques et modernes, en particulier Beethoven, Schubert, la triade viennoise avec Schoenberg, Berg et Webern, ou encore Janáček, Debussy, Ravel et Bartók.
Sa riche discographie, où se distinguent notamment ses interprétations de l’École de Vienne, l’intégrale des Quatuors de Bartok et la version définitive du Livre pour Quatuor de Pierre Boulez (Megadisc) est régulièrement saluée par les plus prestigieuses récompenses de la presse internationale. Artiste exclusif naïve depuis plus de dix ans, le Quatuor Diotima a lancé en 2016 sous ce label une collection consacrée à des monographies de compositeurs majeurs de notre temps. Cette saison, le Quatuor Diotima publiera ainsi trois portraits musicaux de Enno Poppe, Stefano Gervasoni, Gérard Pesson et celui de Mauricio Sotelo.
Depuis 2008, le Quatuor Diotima a tissé un lien privilégié avec le territoire de la Région Centre – Val de Loire, qui l’accueille en résidence. Ce port d’attache est un précieux laboratoire artistique et pédagogique. Le Quatuor Diotima y développe notamment, à Orléans, une saison de concerts dédiée au quatuor à cordes mêlant grands maîtres et nouvelle génération d’interprètes, et à l’abbaye de Noirlac une Académie où se côtoient jeunes compositeurs et quatuors du monde entier.
Invité régulier des plus grandes salles et séries de concerts du monde, le Quatuor Diotima se produit cette saison dans les grandes séries de musique de chambre comme dans celles dédiées à la création (le Centenaire du Festival de Donaueschingen, Muziekgebouw Amsterdam, Konserthuset Stockholm, Marseille, Elbphilharmonie Hamburg, Bozar Bruxelles, Saint-Jean-de-Luz, Biennale de Quatuor à Cordes de la Philharmonie de Paris, Liederhalle Stuttgart, Brucknerfest Linz).
Le Quatuor est en résidence à l´Université de York au département de musique.
Cette saison marque une présence exceptionnelle aux États-Unis où le Quatuor est invité par la prestigieuse Université de Chicago comme Artiste en Résidence.
Parmi ses créations prochaines, signalons les œuvres de Beat Furrer, Thomas Adès, Matthias Pintscher, le Quintette à deux violoncelles d’Enno Poppe ou encore les œuvres pour quatuor augmenté de Mauro Lanza et Sasha Blondeau. Parallèlement, le Quatuor Diotima initie une série de commandes à de jeunes compositeurs et compositrices dont les œuvres seront créées au cours de la saison 21-22 de la Série de concerts dédiés aux Quatuor à cordes qu’il dirige à la Scène Nationale d’Orléans.

Le Quatuor Diotima est soutenu par la DRAC et la Région Centre – Val de Loire au titre des ensembles conventionnés et reçoit régulièrement le soutien de la Sacem, de la Spedidam, du Fonds pour la création musicale, du Burex, de l’Adami ainsi que de mécènes privés.
www.quatuordiotima.fr

Programme :

Franz Schubert / Quatuor à cordes n°6 en ré majeur, D. 74
25’
1. Allegro ma non troppo
2. Andante
3. Menuetto -Allegro-Trio
4. Allegro

Ludwig van Beethoven / Quatuor à cordes n°13 en si bémol majeur, op. 130 50’
Avec en finale La Grande Fugue en si bémol majeur, op. 133
1. Adagio ma non troppo – Allegro
2. Presto
3. Andante con moto ma non troppo. Poco scherzando
4. Alla danza tedesca. Allegro assai
5. Cavatina. Adagio molto espressivo
6. Grande Fugue en si bémol majeur, op. 133 (dernier mouvement originel de l’op. 130)

21h30 le vendredi 9 juillet

21h30 le vendredi 9 juillet

Fondation Prince Pierre de Monaco - Projection

RÉPÉTITION D'ORCHESTRE - Federico Fellini (1979)

La Fondation Prince Pierre propose, en collaboration avec l’Institut audiovisuel de Monaco, une projection de Répétition d’orchestre, film réalisé par Federico Fellini en 1979.

Le choix de ce film est un clin d’œil au grand Prix mis à l’honneur cette année par la Fondation : le Prix musical qui récompense tous les trois ans un compositeur pour la création d’une œuvre de musique récente.

Générique
Italie – 1979 – Couleur – 70 min.

Réalisation : Federico Fellini. Scénario : Federico Fellini et Brunello Rondi. Image : Giuseppe Rotunno. Décors : Dante Ferretti. Costumes : Gabriella Pescucci. Montage : Ruggero Mastroianni. Musique : Nino Rota. Production : Daimo Cinematografica, R.A.I.(Rome), Albatros Filmproduktion (Münich). Avec : Balduin Baas (Le chef-d’orchestre), Clara Colosimo (la harpiste), Elisabeth Labi (la pianiste), Ronaldo Bonacchi (le contrebasson), Ferdinando Villella (le violoncelle), Giovanni Javaron (le basse-tuba), David Mauhsell (le premier violon, Francesco Aluigi (le second violon).

Histoire
Dans un oratoire du XIIe siècle désaffecté, un copiste dépose des partitions sur des pupitres de musiciens. Une répétition d’orchestre va avoir lieu. Les participants arrivent et s’installent. Une équipe de télévision doit faire un reportage, mais on n’entendra que la voix de l’interviewer. Le chef d’orchestre commence la répétition. Il est nerveux, hautain, cassant. Un différend éclate avec le délégué syndical. La répétition est interrompue.

Critique
« Le dernier film de Federico Fellini se propose comme un point d’orgue au désespoir : ce n’est pas une petite musique attendrissante comme le bataillon de saloperies consolantes qui nettoient aujourd’hui nos écrans, c’est une grande et belle tuyauterie, c’est une chose certaine, solide, comme une passion de Bach, qui fait exister la douleur. »
Jacques Grant in Cinéma n° 247-248, juillet 1979.

21h30 le mardi 13 juillet

21h30 le mardi 13 juillet

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Concert

CHANSONS FRANÇAISES « DE CHARLES TRENET À CLAUDE NOUGARO » - MONACOBRASS invite Anne Carrère et Guy Giuliano

L’ensemble MonacoBrass, composé des solistes Cuivres et Percussions de l’OPMC, vous propose une soirée exceptionnelle autour d’un tout nouveau programme intitulé « Chansons françaises ».

À cette occasion, les musiciens seront rejoints par la chanteuse Anne Carrère et l’accordéoniste Guy Giuliano, magnifiques artistes qui ont triomphé ces dernières années dans les plus grandes salles du monde entier en interprétant le répertoire d’Edith Piaf.
Ils seront tous réunis pour la première fois en concert, dans le cadre idéal du Fort Antoine, et présenteront une histoire de la chanson française, avec un florilège des plus belles chansons de ce siècle dernier, de Trenet à Nougaro, de Montand à Brassens, sans oublier Jacques Brel, Edith Piaf… ainsi que quelques surprises.

C’est une soirée de prestige où les paroles et les plus belles mélodies sauront vous émouvoir et vous faire vivre un grand moment de bonheur, le temps d’une chanson… le temps d’une histoire de la chanson française.

21h30 le vendredi 16 juillet

21h30 le vendredi 16 juillet

INSTITUT AUDIOVISUEL DE MONACO - Projection

BROADWAY DANNY ROSE - Woody Allen (1984) – Label Toile, étoiles

Générique
États-Unis – 1984 – Noir et blanc – 85 min., vostf.

Réalisation et Scénario : Woody Allen. Image : Gordon Willis. Son : Frank Graziadei. Musique originale : Dick Hyman. Directeur artistique : Mel Bourne. Décors : Leslie Bloom. Costumes : Jeffrey Kurland. Montage : Susan E. Morse. Production : Jack Rollins & Charles H. Joffe Productions, Orion Pictures Corpora-tion. Avec : Woody Allen (Danny Rose), Mia Farrow (Tina Vitale), Nick Apollo Forte (Lou Canova), Sandy Bar-on, Corbett Monica, Jackie Gayle, Morty Gunty, Will Jordan, Howard Storm, Jack Rollins, Milton Berle, Joe Franklin, Howard Cosell (dans leurs propres rôles).

Histoire
Dans un snack, autour d’une table, quelques comiques échangent des histoires drôles et des souvenirs. Ils évoquent Danny Rose, un petit impresario qui se donnait un mal fou pour placer quelques artistes de seconde zone. Il misait à l’époque sur le retour d’un crooner vieillissant, Lou Canova, qui avait une maîtresse, Tina, elle-même veuve d’un truand lié à la mafia et courtisé par Johnny Rispoli. Danny Rose devait la conduire à une soirée organisée par Lou Canova, en se faisant passer pour son amant pour ne pas éveiller les soupçons de sa femme.

Critique
« Il y a donc dans ce film apparemment « mineur » une sérénité, un élargissement de la vision, comme si Woody Allen-auteur apprenait à filmer un monde où il rencontrerait Woody-acteur, à la façon dont, dans ses derniers films, Tati croisait sans ciller d’innombrables petits Hulots. Il y a une drôle de vérité dans ce film. Celle du récit, rien moins. Que se passe-t-il lorsqu’on passe de « il était une fois » à « j’en connais une bien bonne » ? Alors, l’envie de raconter, de briller à tout prix, quitte à simplifier, à exagérer, à sauter des épisodes, à ne pas perdre son auditoire, toutes ces passions simples qui animent les narrateurs d’un soir, au lieu de handicaper le film, lui donne une vraie respiration. »

Serge Daney, Libération, 11 octobre 1984.

21h30 le mardi 20 juillet

21h30 le mardi 20 juillet

Tartuffe d’après Tartuffe d’après Tartuffe d’après Molière - Représentation théâtrale

Par le Groupe Fantômas

Le Tartuffe ou l’imposteur est une comédie en alexandrins, écrite en 1664 par Molière. C’est l’histoire d’un faux dévot qui essaye par tous les moyens de duper Orgon et sa mère Mme Pernelle. Mais le reste de la famille a démasqué le jeu de l’imposteur et essaye à tout prix d’ouvrir les yeux de ces deux personnages aveuglés par l’hypocrisie de Tartuffe.

C’est une adaptation de la pièce, puisque Guillaume Bailliart, acteur et metteur en scène, incarne à lui seul tous les personnages. C’est une belle performance d’acteur, qui rend hommage à la musicalité de la langue de Molière. Un ballet de mots et de gestes qui fait jaillir sous nos yeux cette histoire.

Texte : Molière
Conception et jeu : Guillaume Bailliart
Accompagné par Vivianne Balsiger
Lumière : Jean Martin Fallas
Production : Groupe Fantômas
Avec le soutien du Théâtre de la Cité Internationale, du Théâtre de l’Elysée-Lyon, du Théâtre Théo Argence et de Ramdam-Ste Foy lès Lyon.
Le Groupe Fantômas est une compagnie théâtrale subventionnée par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et la Ville de Lyon.
Création : Théâtre de la Cité Internationale – Paris, 2013

21h30 le vendredi 23 juillet

21h30 le vendredi 23 juillet

Stefano di Battista - « MORRICONE STORIES » - Concert

SOIRÉE EN HOMMAGE À JEAN-RENÉ PALACIO

Stefano Di Battista revient sur le devant de la scène, avec cette fois-ci un projet dédié au compositeur émérite, Ennio Morricone. L’ambition est donc de taille ! C’est auprès des musiciens André Ceccarelli (batterie) – Frédéric Nardin (piano) et Daniele Sorrentino (contrebasse) que le saxophoniste s’illustrera afin de rendre hommage à l’un des plus grands noms de la musique, Ennio Morricone.

Dire qu’Ennio Morricone a contribué à l’univers du 7ème art, serait un euphémisme. Ayant fait ses gammes en tant qu’orchestrateur et arrangeur au service de la société audiovisuelle RAI et de la maison de disque RCA (Italie), Morricone a très vite collaboré avec des réalisateurs comme Sergio Leone pour des films devenus aujourd’hui cultes : Une poignée de dollars (1964) – Le bon, la brute, et le truand (1966) – Il était une fois dans l’Ouest (1968) – etc…

Plus de 500 œuvres cinématographiques plus tard et une carrière récompensée à de maintes reprises (Academy Awards, César du cinéma, Golden Globes, etc…), Morricone a tiré l’an passé sa révérence. Le temps est désormais venu pour Di Battista de rendre un bel hommage à un homme inspirant avec qui il a eu la chance de travailler.

(CD – Morricone Stories, avril 2021, Warner).

Sur une proposition artistique de la Société des Bains de Mer de Monaco

21h30 le mardi 27 juillet

21h30 le mardi 27 juillet

Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon - Représentation Théâtrale

Par le collectif L'Avantage du doute

Dans cette création, le Collectif l’Avantage du doute questionne l’héritage de mai 68, dans une pièce pleine de finesse et d’humour. Les générations se rencontrent et se demandent : Que reste-t-il de cette époque ? Où se situe l’engagement politique, social, intime et artistique quand apparemment cette époque serait indépassable ?

L’avantage du doute, est un collectif d’acteurs-auteurs qui aborde la question de l’engagement politique, ce qu’il devrait ou pourrait provoquer, ses limites, ses failles.

« Chacune de nos créations répond du même impératif : partir du monde d’aujourd’hui, pour en faire du théâtre, un théâtre « à hauteur d’homme » »

Ecriture, mis en scène et dramaturgie : Collectif l’Avantage du doute
Avec : Simon Bakhouche, Mélanie Bestel, Judith Davis, Claire Dumas et Nadir Legrand
Création lumière: Wilfried Gourdin
Régie générale : Jérôme Perez Lopez
Administration, production, diffusion : Marie Ben Bachir
Production : L’Avantage du doute
Coproduction : Le Bateau Feu – Scène nationale de Dunkerque, la Comédie de Béthune – Centre dramatique nationale du Nord-Pas de Calais avec le concours de la Culture Commune, le soutien de La Ferme du Buisson et réalisé avec la complicité du Théâtre de la Bastille.
Le Collectif l’Avantage du doute est conventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Ile-de-France.

21h30 le vendredi 30 juillet

21h30 le vendredi 30 juillet

Voyage Voyage - Représentation Théâtrale

Production le Yang-Tsé-Kiang

Tout se déroule dans une laverie, ce lieu ouvert à tous et qui semble n’appartenir à personne.
Tandis que le linge sale se lave, habitués et gens de passage composent un ballet d’improbables
rencontres, aussi drôles que sensibles.

Au fil de la pièce, les personnages nous livrent leur monde intérieur et leur soif d’ailleurs par des échanges, des chansons, des silences, des déclarations. Un piano en libre-accès fait tanguer cette traversée aux sons de Beethoven, Desireless et Schubert.

Ce spectacle propose un univers très poétique. C’est comme si nous assistions à des
photographies animées et tendres de notre humanité. Un temps suspendu, où on ne manque
pas de rire ni d’être ému.

Une création collective dirigée par : Anne-Lise Heimburger
de et avec : Alexandra Flandrin, Anne-Lise Heimburger, Laurent Ménoret, Barthélémy Meridjen, Alexis Pivot
Voix de : Franck Krawczyk, Martin Quenehen et André Wilms
Collaboration artistique : Sarah Le Picard
Direction musicale : Alexis Pivot

Réalisation radiophonique : Clémence Gross
Chef de chant : Jeanne-Sarah Deledicq
Assistantes à la mise en scène : Carla Bouis et Charlotte Ricateau-Pfersdorff
Scénographie : François Gauthier-Lafaye
Costumes : Pauline Kieffer
Lumières : Kelig Le Bars assistée de Lucien Vallée
Régisseur général : Vincent Perhirin

Production : Le Yang-Tsé-Kiang
Coproduction : ARCADI Ile-de-France ; Théâtre de Vanves
Avec le soutien de : la Mairie de Paris ; Le Théâtre Gérard Philipe – Centre dramatique national de Saint-Denis ; Le POC – Alfortville ; Le Théâtre des Bouffes du Nord ; le Nouveau Théâtre de Montreuil et la vie brève – Théâtre de l’Aquarium

21h30 le mardi 3 août

21h30 le mardi 3 août

Stallone - Représentation théâtrale

Production le Centquatre - Paris

Lise 25 ans, est secrétaire médicale. Un soir, après la projection du film Rocky 3, sa vie bascule. Ce film lui fait l’effet d’une bombe. L’acteur Sylvester Stallone deviendra alors son mentor imaginaire tout au long de sa vie.

Cette adaptation de la nouvelle d’Emmanuèle Bernheim, publiée dans Le Monde en 2003, a été mise en scène par Fabien Gorgeart. Accompagnée par son complice musicien et comédien Pascal Sangla, Clotilde Hesme nous livre l’existence de Lise, une femme très touchante, animée par une irrépressible pulsion de vie.

D’après Stallone d’Emmanuèle Bernheim, © Editions Gallimard

Mise en scène : Fabien Gorgeart
Avec : Clotilde Hesme et Pascal Sangla
Création sonore et musique live : Pascal Sangla
Création lumières : Thomas Veyssière
Assistante à la mise en scène : Aurélie Barrin
Production déléguée : CENTQUATRE-PARIS
Coproduction : Festival d’Automne à Paris ; Théâtre Sorano – Toulouse
Avec le soutien initial de l’ADAMI et GoGoGo films
Spectacle créé au Théâtre Sorano – Toulouse le 2 octobre 2019.
Fabien Gorgeart et Clotilde Hesme sont artistes associés au CENTQUATRE-PARIS.
Ce spectacle est en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD.

21h30 le vendredi 6 août

21h30 le vendredi 6 août

Le signal du promeneur - Représentation Théâtrale

Par la Compagnie Raoul Collectif

Cinq porteurs de lanternes et de questions se sont rassemblés pour agir ensemble. Ils vont incarner l’histoire vraie de cinq hommes en rupture, qui ont dû trouver le moyen de sortir du cadre qui les emprisonnait. Par le biais de ces figures réelles, ils tentent d’éclairer les problématiques de notre société.

À travers différents tableaux, utilisant le chant, la musique live et l’humour, les acteurs-auteurs du Raoul Collectif nous plongent dans un univers poétique, débordant de vie et de générosité.

De et par : Le Raoul Collectif (Romain David, Jérôme De Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szézot)
Assistante à la mise en scène : Edith Bertholet
Regard extérieur : Sarah Testa
Création et régie son : Julien Courroye
Régie générale et régie lumière : Philippe Orivel et Isabelle Derr
Costumes : Natacha Belova
Création lumière : Emmanuel Savini
Chargées de production et diffusion : Catherine Hance, Aurélie Curti & Laetitia Noldé
Production : Raoul Collectif
Co-production : Théâtre National/Bruxelles et la Maison de la Culture de Tournai
Avec le soutien de : Fédération Wallonie-Bruxelles CAPT, Zoo Théâtre asbl